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RELIGION

Dernière mise à jour : 2 févr.

Religion

Parmi les religions traditionnellement présentes en Asie centrale, les Mongols pratiquent à nouveau le bouddhisme et des formes de chamanisme. On compte également quelques communautés musulmanes, notamment chez les Kazaks, vivant dans l’Altai mongol, en majorité à Bayan-Olgii.

Chamanisme d’élevage

Expliquer les pratiques chamaniques actuelles nécessite une simplification périlleuse ! En principe, le chamanisme constitue un système de croyances sans doctrine ni liturgie ou clergé. La chamane exerce ses prérogatives au sein de petites communautés, possédant chacune son chamane, qu’elles considèrent comme « blanc », car il agit dans son intérêt, par opposition au chamane « noir » des autres communautés, qui peut lui nuire. Le chamane est, ainsi, investi par sa communauté qui garde un contrôle sur son activité.

Le chaman gère les relations avec le monde surnaturel. Il obtient la protection des esprits et leurs bienfaits pour sa communauté. La fonction chamanique s’exerce dans le cadre de rituels dont l’efficacité varie selon le chamane ; celui-ci dispose d’une marge de l’improvisation à partir d’un schéma donné. Elle dépend donc du charisme de personnalités singulières. Mais en dehors du temps rituel, le chamane redevient une personne ordinaire. En séance, on n’adopte pas une attitude particulièrement déférente à son égard. Les rituels constituent aussi l’occasion de rassemblements et d’échanges de nouvelles entre de nomades, la plupart du temps éloignés les un des autres. Ainsi, lors des rituels, le public présent discute et vit librement à proximité du chamane.

Dans le chamanisme des peuples d’éleveurs, la maîtrise exercée sur la source de subsistance, le cheptel, est au centre du système. Le chamanisme d’élevage se caractérise par la prédominance d’une relation de filiation des humains avec les esprits les plus importants, les ancêtres, dont ils héritent troupeaux et droit d’usage des pâturages.

Malgré la profonde pénétration du bouddhisme, actuellement, les pratiques chamaniques sont encore relativement vivantes dans certain régions de Mongolie. Les Darkhad du Khuvsgul gardent souvent des luttes entre chamanes défendant leur communauté, d’où la puissance reconnue à leurs malédictions. Les Khalkh conservent une croyance, profondément ancrée, dans le pouvoir de la parole : Ils n’aiment pas que l’on dise du bien ou du mal d’une personne, car les « paroles blanches » ou  « noires »peuvent attirer les mauvais esprits.

Bouddhisme en Mongolie

Le Bouddhisme fut introduit au XVIe siècle en Mongolie lorsqu’un lointain descendant de Gengis Khan, Altan Khan.

Le Bouddhisme est de très loin la principale religion de la Mongolie avec plus de la moitié de la population, viennent ensuite l'islam (pratiqué principalement par la population Kazakhs à l'ouest) avec 4% et le christianisme avec 3%.

Le Chamanisme avec ses 3% est un peu à part car il n'est pas à proprement parlé une religion...

Le Bouddhisme et le Chamanisme ont bien failli disparaître durant la période communiste et surtout sous la gouvernance de Choibalsan. Mais les 2 ont survécu et sont revenues en force après que la Mongolie soit devenue une démocratie en 1992.


Il y a 3 grandes écoles de Bouddhisme :

  1. Le Bouddhisme Theravada (petit véhicule) qui se pratique encore en Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam et autres pays d'Asie du sud-est.

  2. Le Bouddhisme Mahayana (grand véhicule) qui se pratique au Japon, Corée du Sud, Chine.

  3. Le Bouddhisme Vajrayana (véhicule du diamant) dit aussi Bouddhisme Tibétain qui se pratique au Tibet, Népal, Bhoutan, Mongolie.


Dans le Bouddhisme Tibétain, il y a 4 principales écoles (les Ningmapas, les Sakyapas, les Kaguypas et les Gelugpas).


C'est à cette dernière école qu'appartient le Bouddhisme actuel de Mongolie.

Mais cela n'a pas été toujours le cas. Il reste encore quelques monastères dans le sud qui prouve la présence de l'école Sakyapas.

Le Bouddhisme tibétain est arrivé en Mongolie dès le début de l'empire mongol sous Chengis Khan au 12ème siècle.

Avant son arrivée, c'était le chamanisme qui était la principale religion.

Le Bouddhisme tibétain n'a pas eu beaucoup de mal à s'imposer en Mongolie car il est lui même le mélange du Bouddhisme Mahayana, du Tantrisme hindou et des pratiques chamaniques des Böns (chamanes du Tibet), instauré par le grand maître indien Padmasambhava ou Guru Rimpoche au 7ème siècle.


L’histoire de la Mongolie et celle du Tibet sont intimement liées avec celle du Bouddhisme tibétain. D'ailleurs le terme Dalaï Lama qui est le chef spirituel des Gelugpas est un terme mongol signifiant "Océan de sagesse".


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